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Brexit : La stratégie de Theresa May

janvier 31, 2017

Il n’y a rien de surprenant concernant les publications des journaux à propos du Brexit, qui paraissent de temps à autre – en fait, c’est la première fois qu’un pays sort de l’Union, même si ce ne sera sans doute pas le dernier. Cependant, laissons pour plus tard l’Euroscepticisme. Aujourd’hui, l’analyse du processus du Brexit et ses éléments clés, cités par la Première Ministre du Royaume-Uni, sont considérés comme plus appropriés.

Les articles dans plusieurs journaux, les réflexions de différents experts et les projections variées sont tombés de toutes parts après le discours de Madame May. Les analystes ont été rapides à assurer que le Brexit endommagerait l’économie britannique et les cours financiers, quelle que soit l’action du gouvernement britannique. L’Europe est soucieuse de l’avenir de ses citoyens et le monde des affaires a commencé à surfer sur le net, à la recherche d’informations sur le futur potentiel des sociétés britanniques.

Alors à quoi peut-on vraiment s’attendre dans le monde des affaires ? Penchons-nous maintenant sur le plan d’actions, notre équipe ayant préparé un dossier à votre attention.

Julien Marquais, directeur chez Fiduciari Trust :

« Le monde des affaires est très sensible aux changements politiques et le fait entendre dans les médias. Vous rappelez-vous la faiblesse de la Livre Sterling causée par les préoccupations du Brexit ? Les jours suivants, nombreux sont nos clients qui ont exprimé leur préoccupation quant au futur de leurs sociétés au Royaume-Uni, parce que l’obscurité fait toujours peur. Cette incertitude est restée jusqu’au discours de Theresa May, la Première Ministre du Royaume-Uni, lors du plan de réintégration. Et je pense que nous pouvons à présent commencer à respirer librement, à nous préparer pour de nouveaux sommets, ce que les propriétaires d’activités au Royaume-Uni ressentiront. »

Julien estime que le discours de la Première Ministre n’est pas un élément nouveau et inattendu. Toutefois, la présentation du processus du Brexit a boosté considérablement la devise britannique et apporté aux marchés un niveau de certitude.

Theresa May a dit clairement que la sortie de l’UE serait contrôlée et aurait un impact positif, notamment sur la clarté et la transparence des décisions politiques, l’absence de barrières pour les citoyens européens en Grande-Bretagne, la signature de nouveaux accords commerciaux (avec l’UE, par exemple), le commerce avec les pays situés hors d’Europe et l’établissement de taux fiscaux compétitifs.

David Madison, Chef du Département Juridique, chez Fiduciari Trust :

Permettez-moi de commenter les éléments clés du discours de la Première Ministre britannique.

1.Législation nationale
Le Brexit signifie que nos législations seront créées à Westminster, Edinburgh, Cardiff et Belfast, et interprétées par des juges de tribunaux à travers le pays, plutôt qu’au Luxembourg » – a dit Theresa May.

Le gouvernement britannique, ainsi que les individus ayant voté pour sortir de l’UE en Juin 2016, ne sont pas satisfaits par la faiblesse du contrôle sur la législation nationale.

Le souhait de mettre un terme à la juridiction de la Cour Européenne au Royaume-Uni peut être dû à la pression sur les multinationales par la Cour Européenne.

2.Coopération

Le Royaume-Uni est composé de quatre nations et les administrations d’Ecosse, de Galles et d’Irlande du Nord peuvent ne pas toujours être d’accord avec Londres.

Par exemple, malgré les lois britanniques, les Partenariats à Responsabilité Limité écossais – Scottish Limited Partnerships – ne sont toujours pas obligés de soumettre des rapports à la Companies House et ne publient aucune information sur les bénéficiaires.

A propos d’absence de barrières au sein du pays, la Chef du gouvernement britannique envisagerait d’étendre les droits et opportunités d’affaires au sein du royaume.

3.Aller au-delà des frontières

Le Brexit signifie la sortie du seul marché européen. C’est-à-dire que le Royaume-Uni ne cherche pas seulement à être membre du Marché Commun européen.

Même si la Grande-Bretagne envisage sans aucun doute de signer un nouvel accord avec l’Europe, qui fournira le maximum de liberté de commerce et d’autres opérations aux sociétés basées au Royaume-Uni sur le marché européen, tout comme aux sociétés européennes basées au Royaume-Uni.

4.Liberté de commerce

La Grande-Bretagne prévoit de mener des affaires internationalement et d’être libre d’entrer dans des accords commerciaux. Cependant, la Couronne britannique insiste sur le libre-échange au sein de l’Europe.

Theresa May promet de faire de la Grande-Bretagne à nouveau une nation ouverte au commerce. Il est par conséquent nécessaire de signer des accords commerciaux avec des pays dans le monde, sans restrictions. Il est avéré que les Etats-Unis, la Chine, les pays du Golfe Persique, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Inde et le Brésil ont déjà exprimé leur intérêt. Cependant, les accords actuels avec l’UE sont en conflit avec ces plans. Nous croyons fortement que ceci était l’une des raisons du Brexit.

5.Demande en investissement

Le gouvernement britannique déclare être prêt à créer des conditions d’attractivité pour les investissements les plus importants du monde et les sociétés les plus riches vers la Grande-Bretagne.

De plus, Theresa May réclame la possibilité d’établir des taux fiscaux plus compétitifs. A noter que le taux d’impôt société actuel est de 20% et que celui-ci sera ramené à 18%.

Apparemment, une telle position des autorités britanniques promet de nouvelles opportunités offshore au Royaume-Uni. On n’oubliera pas que le Royaume-Uni est l’une des économies les plus importantes du monde, et peut être regardée comme l’ancêtre de toutes les juridictions offshores connues actuellement.

On mentionnera également que le plan de Brexit présenté au public n’est pas résiduel, et doit passer par les deux maisons du Parlement britannique.

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